André FORTIN

André FORTIN est magistrat honoraire. Né en Algérie en 1946, il embrasse la magistrature dans laquelle il sera tour à tour, Juge d’instruction, Juge des enfants, Conseiller à la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence puis Vice-président du Tribunal de Grande Instance de Marseille.
Il est auteur de plusieurs polars aux éditions Jigal, tous inspirés de son ancien métier.

 

 

 

 

Restez dans l’ombre (2012)

En 1943 Da Fonseca, un flic collabo au cœur trouble et desséché, sauve une gamine juive d’une rafle… En 2002, lorsqu’un vieil homme est retrouvé sauvagement assassiné dans une ruelle d’un quartier chic de la ville, c’est tout un pan de l’Histoire de Marseille qui va péniblement se dévoiler aux yeux des enquêteurs… Le juge Galtier, un habitué des cas difficiles, va remonter la piste et le temps, soulever la poussière, provoquer les confidences, entendre les témoins et rouvrir les dossiers particulièrement obscurs de certains personnages ayant su rester dans l’ombre et opportunément profiter de la guerre pour amasser une fortune considérable. Cinquante ans plus tard, les souvenirs sont parfois flous, mais la haine intacte…

 

 

Le chat Ponsard (2015)

Ali et Léonard, deux jeunes à la dérive, sont devenus hommes de main… Violences, intimidations, mitraillages et assassinats sont désormais leurs sombres quotidiens. Mais allez savoir pourquoi, Ali commence à douter, à se poser des questions… Il n’a plus envie du rôle macabre qu’on lui fait jouer… Et incidemment c’est un chat, le chat Ponsard qui, en réveillant sa conscience, va bouleverser tous les plans mis en place par deux notables corrompus en mal de pouvoir et de notoriété… Un entrepreneur aux abois, un sénateur véreux, un comptable trop honnête, une bourgeoise esseulée, un baroudeur désabusé, une secrétaire un peu folle, un inspecteur de police avide de vérité… Et le chat Ponsard, qui tel un caïd, règne sur les poubelles du quartier… Sur fond de fausses factures, de financement occulte et de règlements de comptes, leurs destins à tous vont se croiser dans un maelström dramatique, troublant et pourtant plein d’humanité.

 

Requiem pour le juge (2010)

En atterrissant par mégarde sur le balcon du Juge Galtier, Ange va ce soir-là, tel l’effet papillon, déclencher un beau pataquès… Quand l’argent circule à flot, des Émirats aux faubourgs de Marseille, Naples ou Barcelone le chemin le plus court de la fraude et de l’immobilier réunis, passe souvent par quelques paradis bancaires aux accents tropicaux… Alors quand le juge, un magistrat « à l’ancienne » — comme on dit un voyou « à l’ancienne » avec respect et code d’honneur intégré —, loyal, fouineur et opiniâtre, mais un tantinet frondeur, soulève un peu trop la poussière qui recouvre « certains » dossiers, le Très Haut multiplie les mises en garde, tant la politique a parfois des raisons que la raison ignore ! Mais de temps à autre il suffit d’un juge éclairé pour jouer le rôle de l’empêcheur de tourner en rond… Et il n’en faut parfois pas davantage pour gripper la machine et ébranler l’édifice ! Mais jusqu’à quand ?

 

Le crépuscule du mercenaire (2016)

Ange Simeoni est un voyou qui bien que retiré des affaires est au courant de bien des choses… À sa demande, Stanley, petit voleur à la tire, vient de dérober la mallette d’un agent très spécial tout droit sorti du ministère… Vingt ans plus tôt, Marc Kervadec est conseiller des princes africains. C’est un barbouze qui, du Mali au Burkina Faso en passant par le Togo, veille au grain, chaperonne les présidents et protège les intérêts de la France. Il y a tellement de richesses ici… Au même moment, à Aix-en-Provence, Margot, jeune et belle femme éthérée, brûle sa vie par les deux bouts entre les visites impromptues de Marc… Ailleurs, le colonel, vieux briscard de la DGSE, distribue les rôles à son armée de l’ombre. Les valises d’argent liquide circulent et s’envolent même de temps à autre pour des destinations inconnues… Et parfois la machine se grippe, les planètes se rencontrent, l’amour s’en mêle, les dossiers disparaissent, les juges enquêtent, les présidents africains décèdent brutalement… Il suffit de si peu de chose…