Jean-Philippe DE GARATE

Issu du Pays basque, Jean-Philippe de Garate est diplômé de l’institut d’études politiques de Paris. Avocat, puis magistrat, il deviendra juge des enfants à Douai. Puis ses poste l’amèneront à côtoyer le droit pénal puisqu’il présidera pendant plusieurs années le Tribunal Correctionnel de Meaux.
Devenu à son tour justiciable, avec le Manuel de survie en milieu judiciaire (éditions Fortuna), il fait profiter le lecteur de son expérience pour mieux comprendre ce monde judiciaire si dangereux.

 

 

 

Manuel de survie en milieu judiciaire (Fortuna, 2016)

En vingt quatre lettres et cinq mille mots, Jean-Philippe de Garate, vieux routier du monde judiciaire mais d’abord esprit libre, nous livre son Manuel de survie en milieu judiciaire.

Abécédaire égrenant les définitions non conformes, ce vade-mecum aux vérités dérangeantes a pour but de permettre à celle ou celui confronté à un procès de comprendre ce monde bizarre, costumé et parlant une langue étrange, insensible et précieux, maniéré et brutal, inhumain mais satisfait.

Et surtout, en sortir ! Libre ! Vivant !

PRÉFACE DE ROLAND DUMAS

Le livre de Monsieur Jean-Philippe de Garate mérite une préface mais celle-ci ne pourra jamais être à la hauteur du livre lui-même.
Ce livre, en effet, est très drôle.
Il traite, comme son titre l’indique, «de survie en milieu judiciaire» et dans ce domaine, il y a de quoi faire.
C’est un abécédaire « insolent» à l’usage des présents et futurs justiciables.
Tout est fantaisie. Tout est jeu de mots et tout attire la plaisanterie, donc le sourire.
À vous de l’apprécier.
À la rubrique « Rousseau et Robespierre », il est écrit : «L’un et l’autre ont en commun une vie enserrée dans la plus étroite des solitudes et une totale misanthropie voilée derrière les abstractions : l’Homme, le Droit Naturel. Avec en fin de course le tribunal révolutionnaire.»
La rubrique « Défense de rupture» est consacrée à mon ami défunt Jacques Vergès. Il est indiqué : « Système de défense formalisé et mis en œuvre par Jacques Vergès, avocat, ancien membre des forces française libres, avocat du FLN puis «disparu» durant huit ans (1970-78, peut-être auprès de proches amis khmers rouges, peut-être pas)…»
Jacques Vergès s’en est allé avec son mystère, avec ses doubles mots, avec son sourire malicieux, son cigare immortel.
Et le livre est là, plein d’anecdotes, plein de simulations, plein de plaisanteries.
À vous de le lire, de l’apprécier.
Mon ami Marcel Aymé, disparu lui aussi, n’est pas en retard :
« Auteur entre autres pièces de théâtre de «La Tête des Autres», immense succès populaire qui lui valut de virulentes attaques de nombre de magistrats, sans doute touchés par tant de vérités.»
L’idée fait partie du dialogue.
Marcel Aymé, avec son sourire malicieux, son visage glabre, est immortalisé.