Olivier MORICE

D’origine bretonne, Olivier Morice, avocat au Barreau de Paris, est pénaliste spécialisé dans des dossiers très sensibles qui touchent souvent à la raison d’État et qu’il mène avec une rigueur et une passion qui lui valent parfois des critiques injustifiées de certains magistrats, alors qu’il exerce sa vocation avec conscience et humanité.
Plus jeune, il avait une tout autre passion, celle du rugby qu’il pratiqua à haut niveau. Il se qualifie lui-même de combattant…
Figurant parmi les ténors du barreau français, Olivier Morice intervient tant en défense qu’en partie civile dans des dossiers très médiatisés, tout en restant personnellement discret sauf dans les prétoires et pour la défense de ses causes : affaire Christine Malèvre, affaire Karachi, procès contre la Scientologie, affaire Boulin, affaire Mohamed Merah, affaire des otages du Niger, procès du crash Rio-Paris, dossiers des attentats du 13 novembre 2015 et plusieurs affaires politico-financières de premier plan.
Dans l’affaire Borrel, Magistrat assassiné à Djibouti, il a dénoncé avec un confrère en septembre 2000, dans un article du Monde, la partialité des deux magistrats instructeurs français en charge du dossier, qu’il avait réussi à faire dessaisir.
Condamné par les juridictions françaises pour complicité de diffamation, Olivier Morice a obtenu que la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme, à l’unanimité des 17 juges, condamne la France pour atteinte à sa liberté d’expression au titre de l’article 10 et pour violation de l’article 6-1 de la convention (CEDH, 23 avril 2015, Morice c.France).
Cet arrêt de Grande chambre a été salué par l’ensemble des institutions françaises et européennes représentant la profession d’avocat comme une avancée importante.
Saisie par Olivier Morice, la Cour de Révision et de Réexamen française a décidé du renvoi de l’examen de son pourvoi en cassation devant l’assemblée plénière de la Cour de cassation. La plus haute juridiction française vient de rendre un arrêt de cassation exceptionnel le réhabilitant, en consacrant sa liberté d’expression d’avocat en soulignant que les propos litigieux « ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d’expression d’un avocat dans la critique et le jugement de valeur portés sur l’action des magistrats et ne pouvaient être réduits à la simple expression d’une animosité personnelle envers ces derniers » (Arrêt Assemblée plénière du 16 décembre 2016). Cette décision, obtenue après un combat de plus de 16 années, a un impact considérable sur l’étendue de la liberté d’expression reconnue aux avocats.